L'histoire de PARGNY

1945
2020
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LA Mémoire

Les Pargnysiens sont très attachés à l’évolution de leur village au fil des générations. 

Concours de pêche
Léon Leroy

Contributeur d’un legs important à Pargny-sur-Saulx 

Léon Leroy

Instituteur et secrétaire de mairie. Il a sauvegardé les documents d’état civil de notre village durant la guerre de 14.

Une histoire
POPULAIRE

Un SAUveur de la mémoire du village

EMILE DUPIN

Monsieur Emile DUPIN est né le 2 septembre 1873 à Vitry-le-François. Il a été instituteur et secrétaire de mairie à Pargny.

En 1914, à l’approche de l’armée allemande, il a caché tous les registres d’état civil de notre commune dans le monument surmontant une tombe située dans le cimetière attenant à l’église. Grâce à lui, nous pouvons consulter à la mairie les registres depuis 1648. 

Mais il semblerait qu’il ne se soit pas contenté de sauvegarder les archives de l’état civil car la mairie possède le registre des délibérations du conseil municipal de l’époque, commencé le 24 février 1896, ainsi que le cadastre napoléonien. Celui-ci a été réalisé par Monsieur Pérard, géomètre du cadastre et terminé le 31 décembre 1833. Il est certain que tous ces documents auraient été détruits s’ils n’avaient pas été protégés, compte-tenu de l’état de la mairie après les combats de septembre 1914.

Monsieur Dupin était passionné par la photographie. Nous lui devons des clichés inédits, tels que la place avec la mairie en construction et les bâtiments provisoires en bois au début des années 20, l’inauguration du monument aux morts en 1927, la libération de Pargny le 31 août 1944, les manifestations telles que le bal de la fête patronale avec la place remplie de monde, le mât de cocagne, les manèges dans la rue principale… Tous ces souvenirs du passé contribuent à forger l’identité de notre bourgade.

Monsieur Dupin est décédé le 11 mars 1964, chez l’un de ses fils, à Vitry-le-François.

Afin de lui rendre hommage pour tout ce qu’il a accompli à Pargny, le conseil municipal a décidé de donner son nom à ce square situé à l’ancien emplacement du monument aux morts.

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ILLUSTRE PERSONNAGE

ARTHUR HANNEQUIN

Il est né le 27 octobre 1856 à Pargny-sur-Saulx (Marne). Son père était instituteur public puis receveur des postes. Arthur Hannequin a fait ses études au collège de Vitry-le-François, au lycée de Reims et au lycée Louis le Grand à Paris. Licencié des lettres à 21 ans, il se marie puis il enseigne à Revel.

En 1879, à 22 ans, il était professeur de philosophie au collège de Wassy (Haute-Marne). Il fut reçu le premier à l’agrégation de philosophie en 1882. Il professe à Bar-le-Duc puis à Amiens. En 1885, il est chargé de cours à la faculté de lettres de Lyon et en 1891, il reçoit la chaire de l’histoire des sciences à la faculté de médecine. Il soutient sa thèse de doctorat en 1895 : Essai critique sur l’hypothèse des atomes dans la science contemporaine. Cette publication a été citée comme « une oeuvre considérable qui restera et fera honneur au XIXème siècle ».

Les documents indiquent qu’ « Arthur Hannequin a été l’un des tout premiers, sinon le premier, des métaphysiciens de notre temps ». Il devait obtenir la chaire d’histoire générale au Collège de France, mais son mauvais état de santé l’empêcha de donner suite (1903). Il avait été élu membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques le 21 décembre 1901. Un médaillon a été inauguré à sa mémoire le 30 janvier 1912 dans les salles de philosophie de la faculté de Lyon. Il a publié un Cours de philosophie, 1890 ; des études sur Descartes, Spinoza, Hobbes, Leibniz ; une centaine de pages dans l’Histoire naturelle de la langue et de la littérature de Petit de Julleville ; deux articles dans la Revue de métaphysique et de morale. Il a édité Morale à Nicomaque, d’Aristote, 1886. Ses oeuvres ont été rassemblées avec une introduction de J Grosjean : Etudes d’histoire des sciences et d’histoire de la philosophie, 1908, 2 vol.

Il est décédé le 5 juillet 1905, à l’âge de 48 ans, et fut inhumé au cimetière de l’église de Pargny-sur-Saulx. (Sa tombe est la première près de la sacristie). « Il fut un excellent homme, d’une extrême affabilité, et tous ceux qui l’approchèrent se souviennent de son caractère droit et de son intelligence d’élite. Des voix autorisées, celle de Monsieur Cléda, le doyen de la Faculté des Lettres de Lyon et de Monsieur Ferdinand Brunot, professeur à la Sorbonne, s’élevèrent sur sa tombe et firent le plus bel éloge de ce maître, de ce savant dont la perte est vivement ressentie dans l’Université ». Arthur Hannequin était Chevalier de la Légion d’honneur, Officier de l’instruction publique et correspondant de l’Institut.

Sources : Larousse du XXème siècle en six volumes Bibliothèque Carnégie, Reims Etat civil de Pargny Dictionnaire biographique et historique illustré (Flammarion 1907) Bulletin des Amis de l’université de Lyon, 19ème année, 1905-1906, p 105-19, 161-83 ; 26ème année, 1912-1913, p 1-28. H. Blémont Dictionnaire de biographie française. Tome 17

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Héros de Guerre

Maurice Ernest MORDANT

Maurice Ernest MORDANT est né le 18 février 1874 à Fressines, canton de Celles, dans les Deux-Sèvres. Il était le fils du pasteur Ernest Mordant et de Blanche Eléonore Poullard. Le 15 novembre 1902, il a épousé à Luneray, Elisabeth, Cécile Ouvry. De leur union sont nés sept enfants.

Etat des services militaires : Le 16 novembre 1895, il était soldat 2° classe au 108°R.I., puis il est devenu caporal le 11 juin 1896, sergent le 11 décembre 1896, sergent fourrier le 12 août 1897, sergent-chef le 28 décembre 1897. Il est entré en tant qu’élève officier à l’Ecole Militaire de Saint-Maixent le 12 mars 1899 et il en est sorti 2ème sur 307. Ensuite, il a été sous lieutenant au 4ème régiment de zouaves le 1er avril 1900, puis lieutenant le 1er avril 1902. Il a été promu capitaine au 72ème R.I. le 10 octobre 1913. Il a participé aux campagnes de Tunisie du 2 avril 1900 au 9 novembre 1904 et contre l’Allemagne du 2 août au 8 septembre 1914, date de sa mort. Il a été décoré de la Légion d’honneur, de la Croix de guerre avec palme et de la Nichan iftikar (Tunisie) ********************** Le 2 août 1914, c’est la mobilisation générale.
Le Capitaine Mordant quitte Amiens en train vers Dun sur Meuse. Du 5 au 20 août, il se trouve dans la région de Stenay puis il marche sur Virton, en Belgique. C’est là que les premiers obus allemands éclatent autour de sa compagnie, la 8ème. Les régiments doivent se replier et battent en retraite sur l’Aisne puis vers la Marne les 3, 4 et 5 septembre. La 8ème compagnie s’installe alors à Pargny. Le 6 septembre, des combats d’une extrême violence éclatent.
Les Français ont l’ordre d’empêcher les Allemands de franchir le canal et la Saulx. Pargny est en flammes. Le 7 septembre, la ligne de défense du canal doit être reportée sur la voie ferrée et le passage à niveau . Vers 17h, l’ennemi occupe une ligne tracée exactement par la rue Arthur Hannequin et la rue de l’Ajot. L’ennemi attaque pendant la nuit, mais sous un feu nourri, il recule. Il subit, en peu de temps, de nombreuses pertes. Au petit jour, le 8 septembre, des coups de feu éclatent et deviennent de plus en plus nombreux. Les Allemands tirent des fenêtres et des toits des maisons de la rue Arthur Hannequin, sur tout le front. Les soldats français sont le long de la voie ferrée. Le tir devient général, des deux côtés. C’est alors que le Capitaine Mordant trouve la mort, frappé par une balle, vers 9h du matin, alors qu’il se trouvait à l’angle de la route de Sermaize et du Chemin Cordier. Le soir, quand sa compagnie se regroupe dans le terrier, son effectif, qui était de 235 hommes la veille, est réduite à 75 hommes.
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LE SAVIEZ-VOUS ?

A l’intérieur de l’église, sur le côté droit de la nef, on peut voir une plaque « Au Christ préservé ». Avant que la croix ne soit déplacée sur un pilier, au croisement de la nef et du transept, sur le côté gauche, elle se trouvait à cet endroit. Lorsqu’on regarde la photo ci-dessous, on comprend la signification de cette plaque.
Comme chacun sait, au cours de la Première Guerre mondiale, Pargny a été le théâtre de très violents combats. Le chœur de l’église a été en grande partie détruit. Sur la pierre, on remarque de très nombreux impacts de balles. Par contre, la croix et le Christ n’ont pas été abîmés, d’où l’origine de cette plaque.

LES USINES

L’usine électrique

Dès le début du XXème siècle, Pargny a été l’une des toutes premières communes de la Marne à être dotée d’une station de production d’électricité répondant aux besoins de son industrie. En effet, lors de la séance du Conseil municipal du 15 août 1901, Mr Paul Leroy demande à la municipalité une concession « pour l’éclairage des rues du village et des particuliers, au moyen de l’électricité ». Celle-ci lui est accordée. L’éclairage est fourni contre la somme de trois cent cinquante francs payables par semestre chaque année. La mairie est éclairée gracieusement.

Ce croquis à main levée datant de septembre 1914 nous montre l’endroit où était implantée l’usine électrique, sur la rive droite de la Saulx. On pouvait s’y rendre en longeant le canal et en empruntant un chemin le long du chantier Leroy, mais on pouvait également y accéder à partir du chemin de la vigne Paté (actuelle rue Melin). Il suffisait de suivre un chemin qui menait à une passerelle qui enjambait la Saulx. Grâce à cette usine, Pargny a bénéficié de l’éclairage électrique bien avant certaines grandes villes. Mais il faut dire que Pargny avait acquis une grande importance compte-tenu de l’essor de ses tuileries dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Lors de sa séance du 4 novembre 1908, le Conseil municipal attribue la concession de l’éclairage électrique dans la commune à Mr Simon Théophile, compte-tenu des conditions avantageuses qu’il propose, mais le 5 octobre 1912, c’est la société d’énergie électrique Meuse et Marne qui obtient le marché pour une durée de vingt ans. En réalité, le 28 février 1914, c’est Mr Paul Leroy qui aura à nouveau la concession de l’éclairage électrique jusqu’en 1921. C’est sans compter sur les événements tragiques qui vont se dérouler à Pargny à partir de septembre de cette même année.

Quand la guerre éclate, des combats très violents se livrent dans Pargny. Le bilan indique 62 maisons et 7 fermes entièrement détruites et 33 habitations détruites partiellement. Le réseau électrique ne survit pas. Il faut déjà déblayer les décombres et reconstruire avant de songer à l’éclairage électrique.
Le 6 novembre 1921, le Conseil municipal décide de former avec les communes du canton de Thiéblemont un syndicat de communes ayant pour objet de « faciliter les opérations propres à l’installation de l’électricité pour tous usages, notamment pour l’éclairage des rues et des édifices ».

Finalement, la Commune entre en pourparlers avec Mr Georges, le propriétaire du Moulin et quitte le syndicat. Les négociations n’aboutissent pas et après bien des péripéties, c’est la société Meuse et Marne qui obtient la concession le 17 mai 1924. Une somme de 30 000F est nécessaire pour la reconstruction du réseau de Pargny centre, détruit par la guerre en 1914. Cette somme sera payée avec les dommages de guerre. Ce n’est qu’en 1925 que quelques parties de la Commune sont à nouveau éclairées.
Lors de sa séance du 24 mai 1947, le Conseil municipal demande à « Electricité de France » d’étendre le réseau basse tension en vue d’alimenter les habitations bordant la route de Sermaize. Ce qui prouve que tout Pargny n’était pas encore électrifié à cette époque…

Monique Debrand

L’UTM (Usine de Traitement des Monazites):

Le minerai reçu du Brésil et des Indes contenait, outre le cérium, du thorium dont fut extrait le nitrate de thorium destiné aux manchons à gaz, encore très utilisés à cette époque. La vente de tous ces éléments: pierre, thorium, cérium étaient, en dehors de l’utilisation pour les briquets Thorens, expédiés à l’étranger, en particulier en Indonésie. Ces régions à climat très humide n’utilisaient pas d’allumettes.

Messieurs Antoine LURATI et Fernand VOIRE devant la réserve à charbon

Fernand VOIRE devant le four à déshydrater

L’usine s’arrêta en 1940 et ne reprit son activité qu’en 1945. De nombreux problèmes se sont alors posés, en particulier l’approvisionnement en minerai et produits chimiques. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque, c’était le marasme total et toute l’industrie était au point zéro ou à peu près. Tout était contingenté. Heureusement, l’usine possédait un important tas de résidus de fabrication. En effectuant des analyses, on s’est rendu compte que la teneur en cérium et thorium était très intéressante. En modifiant le procédé, l’usine a réussi, fin 1945, à fabriquer à nouveau de la pierre et ce, pendant plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle reçoive du minerai obtenu par une autre société, en provenance de Madagascar.

Les briquets et cartouches à gaz représentaient 90% du chiffre d’affaires. Malheureusement, la crise ne manqua pas de toucher de plein fouet l’entreprise. La modernisation importante dans la fabrication des briquets et la fermeture définitive de l’UTM le 27 juillet 1982 réduisirent considérablement les effectifs. Ensuite, une relative période de stabilité s’est installée, jusqu’en 1989, date de la fermeture d’ORFLAM.

Usine ORFLAM 1963

CHRONOLOGIE

LES MAIRES DE PARGNY-SUR-SAULX

18001806Joseph Frerson
18061807M. Delaunay-Garinet
18071825Joseph Delaunay
18251831François Gillot-Paillot
18311837Joseph Delaunay
18371871François Huot-Frerson
18711885Frédéric Gillot
18851888Auguste Thévenet
18881904Léon Leroy
19041908Louis Voire
19081925Paul Leroy
19251932Gaston Simonnet
19321934Eugène Regnault  
19341944Henri Appelle  
19441945Guy Liger-Belair  
19451955Henri Greslon  
19551970Gabriel Regnault  
19701971Marcel Leroy  
19711983Serge Leclère  
19831989Andrée Jobard  
19891995Christian Burkel  
19952008Andrée Cheneby née Jobard  
200813 mai 2012Roland Leclère  
25 juin 2012En cours
(au 4 juillet 2014)
Denise Harouard-Guérin  

Pargny avant 1914 en cartes postales

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